Polar homme ténébreux
Déc
Film

Cadre de l’oeuvre

Polar est un film d’action réalisé par Jonas Akerlund. Il découle du webcomicPolar : Came from the Cold” sorti en 2012, écrit par l’auteur Victor Santos. Il avait déjà imaginé le protagoniste de son oeuvre, Black Kaiser dans un comics en noir et blanc sorti en 2010.

Synopsis

Duncan Vizla est un tueur à gage peu sociable et proche de la retraite qui souhaite couler ses vieux jours dans un petit village de Montagne. Tout se serait passé pour le mieux si son ancien employeur, un mafieux des plus mesquins n’en avait pas décidé autrement.
En effet, il envoie systématiquement des assassins liquider les anciens agents proche de la retraite pour qu’ils ne puissent pas bénéficier de la prime de fin d’activité qui s’élève à 8 millions de dollars.
Sa vie étant ainsi en danger par de multiples tentatives d’assassinat, Duncan se voit rehausser le holster pour une vendetta des plus sanglantes.

Analyses/Débats

Je vais vous exposer mon analyse sur ce film ainsi que des faits sujets à débat en comparant certains d’eux à l’univers de John Wick. En effet, il est de mon avis que cette oeuvre a beaucoup trop des similarité avec la trilogie écrite par réalisée par David Leitch.

Premièrement le titre du film Polar n’est pas tiré au hasard. Il s’est voulu ainsi de façon à refléter l’univers des films polar à l’ancienne. En effet, la caractéristique du film noir définissant ce genre d’oeuvre se remarque assez facilement dans Polar. La petite ville enneigée dans laquelle la plupart du film se déroule, la couleur noire qui est omniprésente dans le décor, les vêtements, l’attitude sombre du personnage ainsi que son mutisme, les bains de sang à répétition, et j’en passe.

Duncan Vizla le tueur a gage a lui aussi droit à un surnom caractérisant son personnage et sa puissance à l’image de John Wick. The Black Kaiser, c’est ainsi qu’on le surnomme dans le milieux mafieux.
Kaiser” en Allemand signifie historiquement “l’empereur” à l’époque du saint empire ce qui nous donne une idée de sa force et de sa renommée.


Le Black Kaiser, désormais à quelques semaines de la retraite a donc décidé de s’isoler dans ce petit village de Montagne. Signe de sérénité et de calme après une vie maculée de sang. Il est évident qu’il cherche en cette “réclusion“, la rédemption car il ne ferait plus de mal à autrui. D’autant plus que sa maison se trouve côte à côte de la jeune fille qu’il souhaite protéger et enfin connaître avec qui son destin lié.

Contrairement à Babayaga a.k.a John Wick, le Black Kaiser lui ne vit avec le souvenir d’aucun être cher. Il n’a personne à qui rattacher des événements apaisants de sa vie. Les seuls flashback qui lui surviennent c’est ceux des crimes qu’il a commis dans sa profession.
C’est un homme d’apparence solitaire mais qui ne souhaite pas passer le restant de sa vie seul. Nous le prouve l’achat du chien qu’il fait volontairement au début du film et qui va mourir par sa faute. Pour Wick, le chien lui a été donné comme cadeau de sa femme, il comptait vraiment rester seul au départ.
Malheureusement pour ce dernier, son chien se fait assassiner, lui aussi par sa faute mais pas par sa main.

La fille que Kaiser veut protéger avec qui il discute pour la première fois dans un bar à la manie de sursauter involontairement à chaque bruit qu’elle perçoit. Ceci est sans doute causé par le choc post traumatique qu’elle a subi étant jeune quand Kaiser a assassiné sa famille, auquel elle n’arrive pas à se défaire. Il ne se doute pas que dès lors, elle n’avait jamais oublié son visage.
Après plusieurs échanges, il lui confia qu’il ne sait pas y faire avec les enfants. Sûrement pour cette raison qu’il lui octroyait des donations anonymes durant toute son adolescence, car il ne voulait pas “interférer dans sa vie” qu’il disait.

M. Blut, le chef de l’organisation mafieuse à laquelle Kaiser est affilié me fait drôlement penser au Pingouin dans l’univers de Batman pour le coup. N’y avez vous pas pensé? Lui aussi digne héritier d’une puissante famille, parrain de la pègre et aussi ignoble que vicieux tant par l’attitude, que par ses actions.
Il compte mettre un terme à tous ceux qui se mettent en travers de sa route et il en vaut de même pour ses anciens salariés méritants.

La retraite ne s’annonce pas aussi calme que Kaiser le souhaiterait. Lui à qui l’on souhaite assigner une dernière mission qui s’avère être un piège : Tuer un mafieux latinos qui s’en prend aux agents de l’organisation.
C’est là qu’on voit une scission notable entre les manières de procéder des deux tueurs à gage. Le Black Kaiser lui n’hésite pas à utiliser femme et enfant afin de réaliser sa mission tandis que ce ne serait jamais venu à l’esprit de John. Cela contribue à caractériser la noirceur du personnage.

M. Blut qui tente vraisemblablement d’en finir avec Kaiser envoya ses troupes à sa recherche pour en finir avec lui. Mais une anecdote me chiffonne dans leur manière de procéder. En effet, la première résidence dans laquelle ils allèrent pour débusquer Kaiser était louée par un homme qui portait le même nom que Kaiser, à savoir Duncan Vizla, et les tueurs n’étaient pas au courant qu’il s’agissaient de la mauvaise personne. C’est un grand manque de professionnalisme pour une mafia qui se réclame de ce nom, ou sans doute une erreur dans le scénario sachant que les mafieux latinos eux avaient la véritable identité de Kaiser en amont.


Se rendant compte qu’on essaie en de s’en prendre à sa vie, Kaiser s’attaqua lui aussi à toute l’organisation mafieuse tout comme le Babayaga. Mais lui le fit avec une motivation première, celle de retrouver la fille qu’il souhaitait protéger. La question qui survient naturellement c’est : se serait t-il vengé si le chef de la mafia n’avait pas ordonné que l’on kidnappe son amie ? Sûrement oui, car c’est avant tout un tueur et le credo des assassins de sa trempe c’est “œil pour œil, dent pour dent”. Nulle retraite justifierait de ne pas bouger le doigt quand il s’agit de se venger dès lors que l’on attente à la vie d’un ex tueur à gage.

Après s’être fait capturé Kaiser subit une séance de torture qui dura 3 jours entiers. La brutalité du M. Blut sur le Black Kaiser pendant la séance de torture est d’une rare cruauté. Pour ma part, c’est l’un des rares films à montrer des scènes aussi gores.


Après s’être libéré, il s’en alla préparer la guerre avec une armada à son actif, tout comme Wick quand il organisa sa vendetta.
Sa vengeance établie, il réussi à récupérer sa protégée avec qui il rentra dans la petite ville.

L’épilogue du film est l’une des mieux réussie dans ce genre long métrage. Effectivement, la fille pointa une arme contre Kaiser en lui avouant qu’elle savait que c’était lui qui avait tué ses parents il y a de cela plusieurs années. Kaiser devant la fille en pleurs en fit de même, cette scène émouvante m’a grandement marqué. Le tueur à gage sanguinaire qui finit en larmes devant l’enfant auquel il a privé de ses parents et de toute son enfance. L’homme qu’elle recherchait, qu’elle voulait rencontrer pour se rappeler du souvenir de ses parents n’était autre que son généreux donateur. La rédemption pour Kaiser aurait été la mort provoquée par cette fille qui était la source de ses visions à répétition, ça aurait été un juste retour des choses.

Ne pouvant pas se résoudre à appuyer sur la détente, elle pardonna donc Kaiser qui lui promit de l’aider à trouver le commanditaire de l’assassinat du père de la fille qui n’était que le seul visé ce jour là et non tout le reste de sa famille.

Conclusion

Polar est un film que je recommande vivement à regarder si vous ne l’avez pas encore vu. Il regroupe action, tristesse, suspense et joie en même temps. C’est un film ultra violent mélangé à des scènes très “hot” sur un fond de cornemuse irlandaise très atypique.
La ressemblance avec l’oeuvre de David Leitch (John Wick) est très frappante et je crois fortement en l’idée que l’un des deux scénario s’est inspiré de l’autre. En l’occurrence, il s’agirait de celui du film John Wick, car le comics résultant du scénario de Polar de Victor Santos a vu le jour en 2010. Tandis que celui de l’auteur de John Wick a été finalisé en 2012.
Au vu de la fin du film Polar, un deuxième opus serait franchement le bienvenu. Personnellement, j’en serais ravis, et vous ?
N’hésitez pas à me faire part de vos ressentis sur cette article du film Polar !

Souaréba

 

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